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    De Nogent 2019 à Paris 2024


    NOGENT-SUR-OISEChef d’établissementCollégienParentEnseignantMarcellin BerthelotSport'Oise 24

    De Nogent 2019 à Paris 2024

    Mis en ligne le

    Dans le cadre du dispositif Sport'Oise 2024, une matinée de sensibilisation au handisport ainsi qu'une rencontre avec un sportif de haut niveau ont été proposés aux élèves du collège Marcelin Berthelot à Nogent-sur-Oise.

    Objectif : JO 2024 !

    Le collège est très impliqué dans la promotion du sport et est inscrit dans plusieurs dispositifs.

    Laurine Bernabeu, professeure d'EPS, nous en dit plus : "Le collège est inscrit au label "Génération 2024". Ce label proposé par l'Éducation nationale vise à rapprocher le monde scolaire avec celui du sport afin d'encourager la pratique sportive des jeunes. Il comprend 4 objectifs : développer des projets structurants avec les clubs sportifs du territoire, participer aux événempents promotionnels olympiques et paralympiques, accompagner ou accueillir des sportifs de haut niveau et ouvrir les équipements sportifs des établissements. Le collège s'engage à développer toutes ces actions pendant 4 ans. Nous participons également au programme "Classe olympique" proposé par le Comité National Olympique et Sportif Français. C'est une action éducative consistant à utiliser les Jeux Olympiques comme support d'apprentissage dans le cadre d'un projet de classe".

    Le dispositif Sport'Oise 2024 proposé par le Conseil départemental vise à promouvoir les valeurs de l'olympisme. C'est pourquoi j'ai inscrit ma classe au dispositif sans hésiter. Nous avons donc monté un projet que nous avons appelé "De Nogent 2019 à Paris 2024", en suivant comme ligne directrice le thème "Respecte-toi, respecte les autres". Notre rêve serait d'organiser une sortie aux Jeux Olympiques de 2024".

    Parmi les actions déjà réalisées figurent le visionnage du film La couleur de la victoire, qui traite du racisme dans le sport et de A silent voice, sur le thème de la différence.

    "Notre but est également d'intégrer les élèves de la classe ULIS en les invitant à faire un cours d'EPS avec nous avec des ateliers adaptés à leurs handicaps. C'est pourquoi aujourd'hui nous avons invité Terrence, un élève de 5e qui est en fauteuil roulant".

    Une rencontre avec Christopher Patte

    La matinée a débuté par l'intervention de Christopher Patte. Christopher Patte est un sportif de haut niveau qui s'illustre dans la discipline du pentathlon moderne. Il est d'ailleurs classé 5e au niveau mondial. Il a participé aux Jeux Olympiques de Londres et vise une qualification aux Jeux de Tokyo. Cela fait maintenant 11 ans qu'il pratique le pentathlon. Il totalise une cinquantaine de médailles.

    L'athlète a présenté sa discipline, qui se compose de 5 épreuves : 

    • Escrime : L'épreuve est une poule durant laquelle tous les participants se rencontrent. Chaque assaut dure une minute, en une seule touche gagnante.
    • Natation : Sa discipline préférée. L'entraînement a lieu tous les jours. L'épreuve consiste en un 200 mètres nage libre.
    • Équitation : Cette épreuve est difficile car le cheval est tiré au sort. "On ne sait jamais si on va tomber sur un bon cheval ou sur un cheval plus difficile".
    • Combiné Course/Tir : L'épreuve consiste en une course de 3200 mètres ponctuée de 4 arrêts au stand de tir. Le tir se fait avec un pistolet laser sur une cible située à 10 mètres de distance. L'athlète doit abattre 5 cibles en un temps maximum de 50 secondes. "Il faut rester bien concentré et appuyer doucement sur la détente. Ce n'est pas facile car l'épreuve se déroule à l'extérieur et il n'y a pas beaucoup d'espace entre chaque tireur. C'est très facile d'être déconcentré".

    Au total, Christopher s'entraîne de 35 à 40 heures par semaine.

    Les élèves ont pu poser de nombreuses questions au sportif. Celles-ci ont surtout porté sur l'alimentation : "Je fais 3 repas par jour. Un bon petit-déjeuner et un bon déjeuner, tandis que le soir je mange léger. Il est important de bien manger le matin, car cela est bon pour la concentration.  Je fais attention à manger de manière équilibrée, afin de donner de bons nutriments à mon corps. Et une chose importante : il faut bien prendre le temps de manger. Je prends de 30 à 45 minutes chaque jour pour mon repas. Quant aux écarts, je m'autorise des "extras" lors de la semaine de récupération après chaque compétition, afin de me faire plaisir. C'est important de se faire plaisir de temps en temps.

    D'une manière générale, il est important d'avoir une bonne hygiène de vie : "Je me lève tous les jours à 6h30. Je débute le sport à 9h, afin de laisser mon corps se réveiller tranquillement. Je me couche à 22h30".

    La notoriété ? C'est agréable mais ce n'est pas son but : "On ne fait pas du sport pour être connu. C'est le plaisir qui nous guide avant tout. C'est vrai que les réseaux sociaux sont un bon moyen de se faire connaître, mais cela ne remplace pas les "vraies" rencontres. J'ai beaucoup de fans sur Instagram mais ce ne sont pas mes amis". 

    L'argent ? "J'ai la chance de pouvoir vivre de mon sport grâce à un contrat passé avec la gendarmerie nationale. Je compte d'ailleurs me reconvertir dans la gendarmerie après la fin de ma carrière sportive. J'ai conscience que le sport n'est qu'une parenthèse dans la vie, il faut penserà sa reconversion, d'autant que l'on n'est jamais à l'abri d'une blessure et que tout peut s'arrêter très vite. Il est important de faire des études en même temps".

    Le sport, un moyen de se dépasser adapté à tous !

    Après une pause petit-déjeuner bien méritée, la matinée s'est poursuivie avec le Comité Départemental Handisport Oise. Plusieurs ateliers ont été proposés. Ces ateliers étaient animés par Angélique Eloy, du CDHO et Claude Noirot (Club Handi Creil), ainsi que par Gwenaëlle Bernard, bénévole dans le cadre du Pass Permis Citoyen.

    • Basket-fauteuil : Pas facile de se mouvoir avec un fauteuil dont les roues sont penchées afin d'améliorer la vitesse mais aussi... de ne pas se coincer les doigts !
    • Boccia : Sport de boule apparenté à la pétanque, dans lequel on lance d'abord une boule blanche appelée "jack" (un peu comme le cochonnet à la pétanque). Puis chaque équipe lance ses autres boules (rouges ou bleues) en essayant de s'approcher le plus près possible du jack. Une partie dure de 30 à 120 minutes selon les catégories de joueurs. Les équipes sont mixtes.
    • Un parcours avec un dispositif simulant une cécité. Le parcours s'effectue à 2 : un élève "voyant" guidant l'autre.

    Les élèves ont ainsi pu se rendre compte des difficultés engendrées lorsqu'on est en fauteuil : "On ne se rend pas compte, quand on est valide, des problèmes rencontrés par les personnes en fauteuil. En même temps, on se rend compte que l'on peut être un sportif accompli malgré son handicap".

    La rencontre s'est terminée par une séance de questions. Les élèves ont notamment été très étonnés par le prix d'un fauteuil handisport (entre 4000 et 5000 €).

    En guise de conclusion, les collégiens ont été invités à participer à une fresque qui sera présentée lors de la journée handivalide à Nogent le 10 juin prochain. La fresque sera posée à l'intérieur de la piste d'athlétisme, puis elle sera survolée par un drone qui prendra une photo. La photo sera présentée aux Jeux Olympiques Handisport de 2024.

    Les élèves sont ressortis enchantés de cette matinée, et ce n'est pas fini car ce ne sont pas les projets qui manquent d'ici la fin de l'année : "Le 7 mai nous allons faire une sortie au meeting handisport à Paris, puis en mai-juin, nous allons organiser une course ainsi que du tir au pistolet. Il y a également une initiation à l'escrime avec le club de Creil de prévue. Et en fin d'année, nous allons organiser des Jeux Olympiques à la mode antique et nous y inviterons des CM2. Les élèves s'impliquent beaucoup dans tous ces projets. Une page sur l'ENT a même été créée", conclue Laurine Bernabeu.

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    Objectif : JO 2024 !

    Le collège est très impliqué dans la promotion du sport et est inscrit dans plusieurs dispositifs.

    Laurine Bernabeu, professeure d'EPS, nous en dit plus : "Le collège est inscrit au label "Génération 2024". Ce label proposé par l'Éducation nationale vise à rapprocher le monde scolaire avec celui du sport afin d'encourager la pratique sportive des jeunes. Il comprend 4 objectifs : développer des projets structurants avec les clubs sportifs du territoire, participer aux événempents promotionnels olympiques et paralympiques, accompagner ou accueillir des sportifs de haut niveau et ouvrir les équipements sportifs des établissements. Le collège s'engage à développer toutes ces actions pendant 4 ans. Nous participons également au programme "Classe olympique" proposé par le Comité National Olympique et Sportif Français. C'est une action éducative consistant à utiliser les Jeux Olympiques comme support d'apprentissage dans le cadre d'un projet de classe".

    Le dispositif Sport'Oise 2024 proposé par le Conseil départemental vise à promouvoir les valeurs de l'olympisme. C'est pourquoi j'ai inscrit ma classe au dispositif sans hésiter. Nous avons donc monté un projet que nous avons appelé "De Nogent 2019 à Paris 2024", en suivant comme ligne directrice le thème "Respecte-toi, respecte les autres". Notre rêve serait d'organiser une sortie aux Jeux Olympiques de 2024".

    Parmi les actions déjà réalisées figurent le visionnage du film La couleur de la victoire, qui traite du racisme dans le sport et de A silent voice, sur le thème de la différence.

    "Notre but est également d'intégrer les élèves de la classe ULIS en les invitant à faire un cours d'EPS avec nous avec des ateliers adaptés à leurs handicaps. C'est pourquoi aujourd'hui nous avons invité Terrence, un élève de 5e qui est en fauteuil roulant".

    Une rencontre avec Christopher Patte

    La matinée a débuté par l'intervention de Christopher Patte. Christopher Patte est un sportif de haut niveau qui s'illustre dans la discipline du pentathlon moderne. Il est d'ailleurs classé 5e au niveau mondial. Il a participé aux Jeux Olympiques de Londres et vise une qualification aux Jeux de Tokyo. Cela fait maintenant 11 ans qu'il pratique le pentathlon. Il totalise une cinquantaine de médailles.

    L'athlète a présenté sa discipline, qui se compose de 5 épreuves : 

    • Escrime : L'épreuve est une poule durant laquelle tous les participants se rencontrent. Chaque assaut dure une minute, en une seule touche gagnante.
    • Natation : Sa discipline préférée. L'entraînement a lieu tous les jours. L'épreuve consiste en un 200 mètres nage libre.
    • Équitation : Cette épreuve est difficile car le cheval est tiré au sort. "On ne sait jamais si on va tomber sur un bon cheval ou sur un cheval plus difficile".
    • Combiné Course/Tir : L'épreuve consiste en une course de 3200 mètres ponctuée de 4 arrêts au stand de tir. Le tir se fait avec un pistolet laser sur une cible située à 10 mètres de distance. L'athlète doit abattre 5 cibles en un temps maximum de 50 secondes. "Il faut rester bien concentré et appuyer doucement sur la détente. Ce n'est pas facile car l'épreuve se déroule à l'extérieur et il n'y a pas beaucoup d'espace entre chaque tireur. C'est très facile d'être déconcentré".

    Au total, Christopher s'entraîne de 35 à 40 heures par semaine.

    Les élèves ont pu poser de nombreuses questions au sportif. Celles-ci ont surtout porté sur l'alimentation : "Je fais 3 repas par jour. Un bon petit-déjeuner et un bon déjeuner, tandis que le soir je mange léger. Il est important de bien manger le matin, car cela est bon pour la concentration.  Je fais attention à manger de manière équilibrée, afin de donner de bons nutriments à mon corps. Et une chose importante : il faut bien prendre le temps de manger. Je prends de 30 à 45 minutes chaque jour pour mon repas. Quant aux écarts, je m'autorise des "extras" lors de la semaine de récupération après chaque compétition, afin de me faire plaisir. C'est important de se faire plaisir de temps en temps.

    D'une manière générale, il est important d'avoir une bonne hygiène de vie : "Je me lève tous les jours à 6h30. Je débute le sport à 9h, afin de laisser mon corps se réveiller tranquillement. Je me couche à 22h30".

    La notoriété ? C'est agréable mais ce n'est pas son but : "On ne fait pas du sport pour être connu. C'est le plaisir qui nous guide avant tout. C'est vrai que les réseaux sociaux sont un bon moyen de se faire connaître, mais cela ne remplace pas les "vraies" rencontres. J'ai beaucoup de fans sur Instagram mais ce ne sont pas mes amis". 

    L'argent ? "J'ai la chance de pouvoir vivre de mon sport grâce à un contrat passé avec la gendarmerie nationale. Je compte d'ailleurs me reconvertir dans la gendarmerie après la fin de ma carrière sportive. J'ai conscience que le sport n'est qu'une parenthèse dans la vie, il faut penserà sa reconversion, d'autant que l'on n'est jamais à l'abri d'une blessure et que tout peut s'arrêter très vite. Il est important de faire des études en même temps".

    Le sport, un moyen de se dépasser adapté à tous !

    Après une pause petit-déjeuner bien méritée, la matinée s'est poursuivie avec le Comité Départemental Handisport Oise. Plusieurs ateliers ont été proposés. Ces ateliers étaient animés par Angélique Eloy, du CDHO et Claude Noirot (Club Handi Creil), ainsi que par Gwenaëlle Bernard, bénévole dans le cadre du Pass Permis Citoyen.

    • Basket-fauteuil : Pas facile de se mouvoir avec un fauteuil dont les roues sont penchées afin d'améliorer la vitesse mais aussi... de ne pas se coincer les doigts !
    • Boccia : Sport de boule apparenté à la pétanque, dans lequel on lance d'abord une boule blanche appelée "jack" (un peu comme le cochonnet à la pétanque). Puis chaque équipe lance ses autres boules (rouges ou bleues) en essayant de s'approcher le plus près possible du jack. Une partie dure de 30 à 120 minutes selon les catégories de joueurs. Les équipes sont mixtes.
    • Un parcours avec un dispositif simulant une cécité. Le parcours s'effectue à 2 : un élève "voyant" guidant l'autre.

    Les élèves ont ainsi pu se rendre compte des difficultés engendrées lorsqu'on est en fauteuil : "On ne se rend pas compte, quand on est valide, des problèmes rencontrés par les personnes en fauteuil. En même temps, on se rend compte que l'on peut être un sportif accompli malgré son handicap".

    La rencontre s'est terminée par une séance de questions. Les élèves ont notamment été très étonnés par le prix d'un fauteuil handisport (entre 4000 et 5000 €).

    En guise de conclusion, les collégiens ont été invités à participer à une fresque qui sera présentée lors de la journée handivalide à Nogent le 10 juin prochain. La fresque sera posée à l'intérieur de la piste d'athlétisme, puis elle sera survolée par un drone qui prendra une photo. La photo sera présentée aux Jeux Olympiques Handisport de 2024.

    Les élèves sont ressortis enchantés de cette matinée, et ce n'est pas fini car ce ne sont pas les projets qui manquent d'ici la fin de l'année : "Le 7 mai nous allons faire une sortie au meeting handisport à Paris, puis en mai-juin, nous allons organiser une course ainsi que du tir au pistolet. Il y a également une initiation à l'escrime avec le club de Creil de prévue. Et en fin d'année, nous allons organiser des Jeux Olympiques à la mode antique et nous y inviterons des CM2. Les élèves s'impliquent beaucoup dans tous ces projets. Une page sur l'ENT a même été créée", conclue Laurine Bernabeu.