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Chef d’établissementCollégienEnseignantRétrospective Histoire & Mémoire 2017-2018Histoire et mémoire

Comme en 14 !

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Dans le cadre du dispositif Histoire et Mémoire, les élèves ont assisté le 19 février 2018 au spectacle du trio Adèle Chignon, qui fait revivre des chansons de la Belle Epoque et de la Première guerre mondiale.

La Première Guerre Mondiale en chansons

Adèle Chignon a réellement existé : ce fut l'une des insurgées de la Commune de Paris, une insurrection populaire qui fut réprimée dans le sang en 1871.

Mais Adèle Chignon, c'est aussi une chanteuse, un guitariste et un contrebassiste qui évoquent en chansons le basculement de la France dans la Première guerre mondiale. Le répertoire choisi oscille entre la fin du XIXème siècle et les années 50. Aristide Bruant, Fréhel, Jospéhine Baker reprennent vie grâce à l'interprétation virevoltante de Frédérique Caillon-Cristofani et de ses deux acolytes.

Le spectacle s'inspire du cabaret afin d'évoquer des thèmes universels dans lesquels chacun peut se reconnaître : les rapports hommes-femmes, l'amour, la misère, la révolte face à l'injustice de la guerre...

Echanges avec les élèves

A l'issue du spectacle, les trois artistes ont pu échanger avec les élèves. Ils ont ainsi dévoilé la genèse du spectacle : "Nous voulions raconter comment les événements qui ont conduit au déclenchement de la guerre se sont précipités. Nous voulions créer un véritable spectacle de music-hall autour de ces événements".

"Nous avons fait le choix de chansons plutôt légères et drôles pour la première partie, afin de créer un contraste avec la seconde partie, qui est beaucoup plus sombre", avec par exemple La chanson de Craonne (une chanson contestataire évoquant l'horreur et l'absurdité de la guerre, qui fut interdite par le commandement militaire) ou Ma p'tite mimi (une chanson de propagande de 1915 évoquant l'amour d'un soldat pour sa mitrailleuse).

Les élèves ont posé des questions sur le métier d'artiste, sur la façon d'écrire et de répéter un spectacle comme celui-là.

Ils ont également posé des questions sur les instruments utilisés, notamment une drôle de guitare fabriquée avec une boîte à cigares. "C'est une évocation des instruments qui étaient bricolés par les soldats dans les tranchées, avec des matériaux de récupération, afin de passer le temps et de ne pas déprimer", a expliqué l'un des musiciens.