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Un matinalier au collège de Maignelay

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Le 5 novembre 2018, les élèves de 4e du collège M. et G. Blin à Maignelay-Montigny ont rencontré, dans le cadre du dispositif "La citoyenneté illustrée", Damien Largillière, qui présente les informations sur la matinale de Radio Nostalgie.

Le but de l'intervention est de présenter la spécialité de Damien Largillière et plus généralement le métier de journaliste.

A la suite de cette présentation, les élèves ont travaillé sur la rédaction de leur journal "Citoyenneté illustrée" accompagnés du professionnel. Le mot choisi par les élèves dans le cadre du dispositif est le mot "média". Les élèves sont encadrés par Eugénie Leduc, professeure-documentaliste et Justine Gaubert, professeure d'histoire-géographie.

Pour les guider, Damien est venu avec un schéma expliquant la structure d'un article de presse et les éléments que l'on trouve dans tous les articles (titre, sous-titre, chapô, corps, chute...). Leur professeure leur avait également préparé un questionnaire sur les médias.

Le choix du sujet des articles n'était pas encore vraiment arrêté le jour du reportage, mais déjà des idées ont commencé à apparaître : les fake news, l'addiction aux écrans, le futsal...

Rencontre avec un journaliste professionnel

Damien Largillière est journaliste et reporter sur Radio Nostalgie à Rouen. Plus précisément, il est en charge des informations de la matinale de 6h à 9h durant laquelle il écrit et présente des flashs d'information de 3 minutes toutes les demi-heures, puis un journal à 12h. Il réalise également des reportages sur le terrain.

L'intervention de Damien Largillière a pris la forme d'un échange avec les élèves, durant lequel le professionnel a tout d'abord évalué la culture journalistique des élèves. Il leur a par exemple demandé de citer des noms de journalistes qu'ils connaissaient. Bien sûr, les noms cités étaient ceux des journalistes "stars" de la télévision : Anne-Claire Coudray, Harry Roselmack...

Puis l'intervenant a précisé son propos, en enumérant par exemple les différentes sortes de journalistes : les reporters, les critiques, les JRI (journalistes reporters d'images)... ainsi que les différentes spécialisations de ceux-ci : sport, économie, pêche...

L'intérêt des élèves allant croissant, le journaliste a ensuite évoqué le parcours de l'aspirant journaliste, qui est parfois fastidieux : "On mange quelquefois des pâtes pendant longtemps !" s'est-il amusé. En effet, si une formation niveau Bac+5 est souhaitable, elle n'est pas obligatoire et l'on peut réussir si l'on possède de solides qualités d'écriture, mais surtout beaucoup de passion et de persévérance. Et avant d'acquérir la tant convoitée carte de presse (qui doit être renouvelée tous les ans), on est bien souvent pigiste, donc payé à l'article, et en situation précaire. Il faut donc s'accrocher !

Les élèves n'ont pas manqué de poser des questions. Ils ont notamment été curieux de savoir si celui-ci avait souvent rencontré des célébrités lors de ses reportages : "Oui bien sûr. Il m'est arrivé d'interviewer Tony Parker, Renaud La Villenie, Thomas Pesquet, José Garcia, Pascal Obispo, Nicolas Hulot... Mais ce ne sont pas forcément les gens les plus connus qui sont les plus intéressants", a-t-il ajouté avec un brin de malice. 

Un cas concret : l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray en 2016

Damien Largillière, basé à Rouen, a pu être l'un des premiers journalistes présents sur les lieux lors de l'événement. Il en a fait un récit détaillé aux élèves :

"J'ai appris le matin que des événements graves se passaient à Saint-Etienne-du-Rouvray. On ne savait pas alors exactement ce qu'il se passait, mais je sentais qu'il fallait y aller. J'étais l'un des premiers journalistes à arriver sur place. A mon arrivée, la BRI (Brigade de Recherche et d'Intervention) était déjà là. Me renseignant, j'appris que des personnes étaient retenues en otage à l'intérieur de l'église. Les policiers nous font attendre à 200 mètres du bâtiment. On ne pouvait donc rien voir mais à un moment, on entend des rafales de mitraillette. On apprend alors que la BRI a fait feu, tuant les 2 terroristes, et que le prêtre a été tué dans l'église".

La journée type d'un matinalier

  • 5h : Arrivée à la radio. Tri des mails reçus (jusqu'à 100 par jour)
  • Revue de presse locale
  • Ecriture du flash info de 6h, vérification de la longueur du texte à l'aide d'un logiciel paramétré sur le débit de voix de Damien (le but étant de ne pas dépasser 4 minutes)
  • Ajout de sons additionnels (interviews...)
  • 5h57 : Tout doit être prêt
  • 6h : Antenne
  • 6h04 : Fin du flash. Mise à jour du texte pour le flash de 6h30
  • Ainsi de suite toutes les demies-heures jusqu'à 8h
  • 8h : Flash d'1 minute
  • 12h : Journal, avec l'aide d'un coanimateur